Dysorthographie : quel professionnel consulter selon la situation ?
Face à la dysorthographie, plusieurs professionnels peuvent intervenir — et il n’est pas toujours facile de savoir lequel consulter en premier. La réponse dépend de la situation : âge de l’enfant, nature des difficultés, présence ou non d’un diagnostic préalable et complexité du tableau clinique.
Le médecin traitant ou pédiatre : le premier réflexe
Pour toute suspicion de dysorthographie, le premier réflexe est de consulter le médecin traitant. Il écarte d’autres causes possibles aux difficultés d’écriture — troubles visuels, auditifs, attentionnels — et délivre la prescription médicale indispensable pour le remboursement du bilan orthophonique par la Sécurité Sociale.
L’ophtalmologue et l’orthoptiste : pour écarter les troubles visuels
Certains troubles visuels non corrigés peuvent amplifier significativement les difficultés d’écriture. Un bilan ophtalmologique et orthoptique permet de s’assurer que les difficultés ne sont pas liées à un problème de convergence oculaire ou de poursuite du regard. Ce bilan est recommandé en parallèle du bilan orthophonique, surtout si l’enfant se plaint de fatigue visuelle lors de l’écriture.
L’orthophoniste : le professionnel central incontournable
L’orthophoniste est le professionnel pivot pour le diagnostic et la rééducation de la dysorthographie. Il réalise un bilan complet du langage écrit et pose officiellement le diagnostic. Sa rééducation cible directement les mécanismes déficitaires. Pour trouver un orthophoniste spécialisé en troubles DYS dans votre région, professionnelsdys.fr propose un annuaire détaillé et régulièrement mis à jour.
Le neuropsychologue : pour les profils complexes
Lorsque la dysorthographie s’accompagne d’autres troubles — TDAH, haut potentiel, dyspraxie, anxiété sévère — un bilan neuropsychologique complet est recommandé. Il évalue l’ensemble du profil cognitif et permet d’identifier les mécanismes précis impliqués dans les difficultés orthographiques, afin d’orienter la rééducation de façon plus ciblée.
L’ergothérapeute : si une dysgraphie est associée
Si les difficultés portent à la fois sur l’orthographe et sur le geste graphique — écriture illisible, lente ou douloureuse — une consultation en ergothérapie est recommandée en complément de la rééducation orthophonique. L’ergothérapeute prend en charge la dysgraphie, souvent associée à une dyspraxie sous-jacente.
Le psychologue : pour le soutien émotionnel
La dysorthographie génère souvent une anxiété scolaire importante et une estime de soi fragilisée. Un suivi psychologique spécialisé peut aider l’enfant à traverser les périodes difficiles et à construire une image positive de lui-même indépendamment de ses performances orthographiques.