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Dysorthographie et dyspraxie : deux troubles souvent associés

Dysorthographie et dyspraxie : deux troubles souvent associés qui compliquent l’écriture

Dysorthographie et dyspraxie sont deux troubles distincts qui coexistent fréquemment — notamment chez les enfants présentant également une dyslexie. Leur combinaison crée des difficultés d’écriture particulièrement sévères qui nécessitent une prise en charge coordonnée.

La dysorthographie : un trouble du contenu

La dysorthographie touche le contenu de l’écriture — la façon dont les mots sont orthographiés et les règles grammaticales appliquées. L’enfant dysorthographique peut avoir une écriture manuscrite lisible et bien formée, mais les mots qu’il écrit sont truffés de fautes d’orthographe et de grammaire persistantes.

La dyspraxie : un trouble du geste

La dyspraxie — Trouble Développemental de la Coordination — touche le geste graphique lui-même. L’enfant dyspraxique a du mal à former les lettres de façon automatique — son écriture est lente, irrégulière, parfois illisible. La qualité orthographique peut être bonne — mais le geste d’écriture ne s’automatise pas normalement.

Quand les deux coexistent : l’écriture doublement pénalisée

Quand dysorthographie et dyspraxie coexistent, l’écriture est pénalisée à la fois sur le fond et sur la forme. L’enfant fait de nombreuses fautes d’orthographe ET écrit de façon illisible ou très lente. Les ressources cognitives disponibles pendant l’écriture sont totalement mobilisées par les deux types de difficultés — il ne reste pratiquement rien pour le contenu, la créativité ou l’organisation des idées.

Des prises en charge complémentaires qui doivent se coordonner

La dysorthographie est prise en charge par l’orthophoniste. La dyspraxie relève de l’ergothérapeute ou du psychomotricien. Lorsque les deux coexistent, les deux professionnels doivent travailler en coordination — en communiquant régulièrement sur les objectifs et les progrès de l’enfant. L’objectif commun est souvent d’identifier le canal alternatif à l’écriture manuscrite — généralement l’ordinateur — qui permet de contourner simultanément les deux difficultés.

L’ordinateur : la solution compensatoire centrale

Pour un enfant présentant à la fois une dysorthographie et une dyspraxie, l’ordinateur avec correcteur orthographique est la solution compensatoire la plus efficace. Il contourne la dyspraxie — pas besoin du geste graphique manuel — et compense la dysorthographie via le correcteur. Cette solution doit être mise en place le plus tôt possible et intégrée dans le PAP dès l’école primaire. Pour des ressources sur la dyspraxie et son accompagnement, ladyspraxie.fr propose des guides complets pour les familles et les professionnels.

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